
Conférence NAFEMS au Royaume-Uni 2026
Des modèles à l'impact : concevoir la prochaine génération
Rejoignez Open iT à la conférence NAFEMS UK 2026 et rencontrez des leaders du secteur de l'ingénierie qui s'attachent à transformer la simulation en résultats concrets. Nous animer une session sur les rapports d'utilisation des logiciels dans les environnements de course de haut niveau, au cours de laquelle nous expliquerons comment les équipes fonctionnent dans des limites strictes tout en produisant des résultats techniques mesurables.
19 et 20 mai 2026
MTC – Centre des technologies de fabrication
Coventry, Royaume-Uni
SÉANCE D'INFORMATION
Granularité des licences par position sur la grille : rapports d’utilisation des logiciels dans les environnements de course à haute performance
Dans le milieu de la course automobile de haut niveau, la simulation est soumise à des contraintes strictes imposées par la réglementation et budgétaires. Cette session explore comment des rapports détaillés sur l’utilisation des logiciels et de la simulation aident les équipes à de fonctionner dans ces limites, ce qui permet de prendre de meilleures décisions, d’optimiser l’allocation des ressources et d’utiliser plus efficacement les capacités d’ingénierie limitées.
Thème B :4D |Gestion des données de simulation
Intervenant : DavidBoyle — Consultant principal, Utilisation et optimisation des logiciels
19 mai 2026 | mardi
16 h 55 – 17 h 20
MTC – Centre des technologies de fabrication
Coventry, Royaume-Uni
Les écuries de Formule 1 s'appuient fortement sur des logiciels d'ingénierie de pointe — CAO, CFD, FEA et simulation multiphysique — pour obtenir des gains de performance mesurés en millièmes de seconde. Contrairement à la plupart des domaines de l'ingénierie, la Formule 1 est toutefois soumise à des contraintes réglementaires clairement définies qui limitent l'utilisation des outils de simulation. Les règlements de la FIA imposent des plafonds stricts aux essais aérodynamiques, notamment des limites sur le nombre d’heures en soufflerie, des restrictions sur les activités de CFD et un effort de calcul total autorisé au cours de périodes d’essais aérodynamiques fixes. Parallèlement, un plafond de dépenses financières valable pour toute la saison régit toutes les dépenses de développement concernées, y compris les licences logicielles, l’infrastructure de calcul et la main-d’œuvre d’ingénierie. Dans ce contexte, la performance technique ne dépend plus de la capacité à effectuer le plus grand nombre de simulations, mais de celle à tirer le meilleur parti d’un budget de simulation limité et réglementé. Par conséquent, la visibilité sur l’utilisation réelle des logiciels d’ingénierie devient un enjeu concurrentiel plutôt qu’une simple formalité administrative. Cette présentation explore comment un suivi détaillé de l’utilisation des simulations et des licences permet aux écuries de Formule 1 d’opérer efficacement dans le cadre de ces contraintes. Plutôt que de se concentrer sur des outils ou des solveurs individuels, la discussion examine comment les données d’utilisation — couvrant l’exécution des simulations CFD, les itérations géométriques, la configuration des solveurs et la consommation des licences — peuvent être structurées pour soutenir une prise de décision éclairée tout au long du processus de développement aérodynamique. L’accent est mis sur la compréhension des domaines dans lesquels les ressources réglementées sont consommées, des moments où elles sont les plus utiles et de la manière dont elles s’alignent sur les objectifs de performance. L’un des principaux défis réside dans la gestion de la rareté. Les limites réglementaires imposées au calcul CFD, aux itérations géométriques et aux essais en soufflerie obligent les équipes à faire des choix délibérés concernant la fidélité des modèles, la fréquence des simulations et les axes de développement. Sans rapports structurés, ces décisions sont souvent prises de manière réactive, ce qui augmente le risque de gaspillage des quotas réglementaires, de duplication des efforts ou de rendement aérodynamique réduit. Les cadres de reporting apportent de la transparence en reliant l’activité de simulation à l’intention de conception et aux limites réglementaires, permettant ainsi aux équipes de donner la priorité aux analyses à fort impact tout en reportant les travaux à moindre valeur ajoutée. Cette session examine également le rôle de la visibilité des licences et des ressources de calcul dans un environnement soumis à des contraintes budgétaires. La compréhension de la concurrence des tâches, des capacités inutilisées et de l’utilisation des fonctionnalités favorise un meilleur alignement entre la demande technique et les ressources disponibles, en particulier lorsque chaque utilisation impacte les budgets réglementés. Associé à des vues chronologiques de l’activité sur l’ensemble des périodes d’essais aérodynamiques, le reporting permet une planification prospective plutôt qu’une correction rétrospective. Bien qu’ancrés dans le contexte spécifique de la Formule 1, les principes abordés s’étendent bien au-delà du sport automobile. De nombreuses organisations d’ingénierie sont aujourd’hui confrontées à des contraintes similaires liées à la disponibilité des ressources de calcul, aux objectifs de durabilité, à la surveillance réglementaire ou à des budgets de R&D fixes. Dans ces environnements, la capacité à réguler l’utilisation de la simulation sans freiner l’innovation devient de plus en plus cruciale. En recadrant le reporting comme un levier d’efficacité technique, plutôt que comme une simple obligation de conformité, les environnements contraints peuvent transformer leurs limites en atouts — sur la grille de départ et au-delà.
David est en réalité un géologue infiltré lors d'un congrès d'ingénierie. Il possède une longue expérience dans le secteur amont du pétrole et du gaz, où il a géré des systèmes et des logiciels d'exploration, notamment dans des environnements HPC. Chez OpenIT, il se consacre à aider les entreprises à optimiser leurs portefeuilles de logiciels grâce à divers outils d'analyse et mesures concrètes. Sa seule expérience proche de l'ingénierie proprement dite consiste à restaurer une Land Rover vintage vieille de 50 ans.
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